Le Conseil national de la Sécurité routière (CNSR)

Le 17 novembre 2012, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls a redonné vie au Conseil national de la sécurité routière (CNSR) mis en sommeil sous le précédent gouvernement. Conçu comme un « parlement de la sécurité routière », le CNSR doit préparer et évaluer les mesures prises par les pouvoirs publics. A cet effet, il rassemble des professionnels, des représentants des usagers, du Parlement, des collectivités locales… Représentant les communes et leurs groupements, Lionel Walker, maire de Saint-Fargeau Ponthierry (Seine-et-Marne), fut également président-fondateur de l’association Communes en route pour la vie, aujourd’hui disparue, qui favorisait l’échange de bonnes pratiques entre les collectivités. Les départements sont représentés par Pascal Fournier, vice-président chargé des déplacements et des équipements public au conseil général de l’Essonne. Enfin, Nathalie Lanzi, conseillère régionale de Poitou-Charentes représente les régions. Le fauteuil de président revient au député Armand Jung, co-auteur d’un rapport remarqué sur la sécurité routière en 2011.


Questions à Armand JUNG, Président du Conseil national de la Sécurité routière


Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

 

Né le 13 décembre 1950 – Licence de droit et Diplôme d’Etudes Supérieures de droit de l’Université de Strasbourg – Fonctionnaire territorial – Conseiller régional d’Alsace de 1986 à 1998 (et Vice-Président du Conseil Régional d’Alsace de 1996 à 1998) – Conseiller Général du Bas-Rhin de 1988 à 2011 – Député de la 1ère circonscription du Bas-Rhin (Strasbourg) depuis 1997 (réélu en 2002, en 2007 et en 2012) – Membre de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale – Président du Groupe d’études sur les langues régionales, à l’Assemblée nationale (auteur, avec Jean-Jacques Urvoas, Député du Finistère, de l’essai « Langues et cultures régionales : en finir avec l’exception française », publié par la Fondation Jean Jaurès en janvier 2012) – Président de la Mission d’information parlementaire relative à l’analyse des causes des accidents de la circulation et à la prévention routière, de mai à octobre 2011 (Rapport d’information n°3864 « Circulation routière : nos vies sont entre nos mains ») – Vice-Président du Groupe d’amitié France-Israël de l’Assemblée nationale – Vice-Président du Groupe d’études à vocation internationale France-Vatican de l’Assemblée nationale – Très impliqué dans la défense du Droit local d’Alsace-Moselle (Régime local d’assurance-maladie d’Alsace-Moselle, informatisation du Livre foncier d’Alsace-Moselle…) et pour la dimension européenne de Strasbourg, siège du Parlement européen, du Conseil de l’Europe et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme – Président du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) – Auteur d’un rapport sur le vélo « Propositions pour une nouvelle politique de promotion du vélo en France » (avril 2002) – Auteur de la proposition de loi sur l’usage du vélo en France (février 2003).


Quels sont les objectifs poursuivis par le CNSR ?

 

Le rôle du CNSR est de réconcilier les Français avec la sécurité routière, de faire de cette instance une véritable caisse de résonance, un parlement où pourront se côtoyer toutes les positions et les approches en la matière. L’objectif principal que nous poursuivons, et l’un des enjeux majeurs, est d’abaisser à 2 000 le nombre de morts annuels sur les routes d’ici la fin de la décennie.


Informations pratiques

 

Date de création : Le Conseil national de la Sécurité routière a été créé le 28 août 2001 et mis en place le 25 octobre 2001. Il ne s’était pas réuni depuis 2008. Il a été officiellement relancé par Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, le 27 novembre 2012.


Nombre de membre
s : 51

L’ONISR assure le secrétariat du CNSR :

Observatoire national interministériel de la sécurité routière

Tour Pascal B

Paroi Sud

92055 La Défense Cedex

onisr.dscr@developpement-durable.gouv.fr

Police : les infractions routières en hausse

D’après les dernières statistiques que vient de publier le ministère de l’Intérieur, la vitesse est en cause dans 78 % des infractions au Code de la route constatées en 2011. Dans le détail, il s’agit surtout d’excès de vitesse inférieurs à 20 km/h. Sur un total supérieur à 10,7 millions d’infractions à la vitesse, près de 6,4 millions concernent des zones limitées à 50 km/h. Deuxième motif de verbalisation : le stationnement, avec une pluie de 7,3 millions de procès-verbaux ! Plus inattendue, la troisième infraction la plus fréquente est le franchissement de feux rouges. Leur nombre a bondi de 160 % sous l’effet des nouveaux radars automatiques « feus rouges». 745 000 Français ont ainsi écopé d’un PV pour ce motif en 2011. Le défaut de port de la ceinture de sécurité ou du casque à deux-roues représente 573 000 infractions, suivi de près par l’usage du téléphone au volant (509 000 cas). Enfin, les forces de l’ordre ont effectué 386 000 dépistages positifs d’alcoolémie. Si cette infraction ferme la marche, elle reste la plus grave : l’alcool est en cause dans un tiers des accidents mortels.

Pour en savoir plus : Le comportement des usagers de la route, bilan statistique de l’année 2011 et Le permis à points, bilan de l’année 2011, téléchargeables sur www.interieur.gouv.fr.